Lemandatexpress – Depuis l’ouverture des inscriptions pour le Hadj 2025, une série de rumeurs de fraudes et de malversations visant la Direction Générale des Cultes (DGC) et le Commissariat au Hadj circule sur les réseaux sociaux et certains médias.
En réponse, les deux institutions ont publié un communiqué conjoint ce mardi, dans lequel elles rejettent fermement ces accusations qu’elles qualifient d’« infondées » et « préjudiciables à la réputation du pays ».
Les responsables rappellent les efforts constants déployés ces dernières années pour positionner la Côte d’Ivoire parmi les pays les plus organisés d’Afrique de l’Ouest en matière de pèlerinage à La Mecque. « Ces allégations non vérifiées nuisent au travail sérieux et engagé de nos équipes », souligne le communiqué dont lavenir.ci a obtenu copie. Selon eux, ces rumeurs risquent non seulement de semer le doute parmi les candidats au pèlerinage, mais aussi de ternir l’image du pays à l’international.
Pour faire face à ces accusations récurrentes, les autorités ont opté pour une double stratégie : d’une part, elles invitent toutes les personnes disposant d’informations concrètes sur d’éventuelles fraudes à se manifester via un numéro vert spécialement mis en place ; d’autre part, elles mettent en garde contre la diffusion d’informations diffamatoires sans fondement, rappelant que leurs auteurs s’exposent à des poursuites judiciaires.
La Direction Générale des Cultes assure que des mesures renforcées seront prises pour garantir la transparence dans l’attribution des places ainsi que dans la gestion financière du Hadj 2025. L’objectif affiché est clair : restaurer la confiance des pèlerins et maintenir les standards d’organisation reconnus par les autorités saoudiennes.
Lors de la cérémonie officielle de lancement de l’édition 2025, tenue le mercredi 8 janvier, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, a annoncé que le coût du pèlerinage est fixé à 3,250 millions de FCFA. Le quota de 10 000 pèlerins ivoiriens, reconduit par les autorités saoudiennes comme en 2024, sera réparti entre 7 000 pour le contingent étatique et 3 000 pour les opérateurs privés.
Le Hadj, cinquième pilier de l’Islam, se déroulera au mois de juin prochain. D’ici là, les regards restent tournés vers les autorités ivoiriennes, qui devront convaincre par des actes concrets pour mettre fin aux polémiques et rassurer les futurs pèlerins.
Izoudine Youssef
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