Lemandatexpress – Dans l’affaire « des chefs Baoulé demandent l’inscription de Thiam sur la liste électorale », le ministre Amedé Kouakou, président de l’Association des cadres du grand centre ( ACCD), a dénoncé une démarche peu orthodoxe. Il s’adressait, ce samedi, à Abengourou, à « ses parents » Baoulé et Agni. Une déclaration que nous vous livrons en intégralité.
Déclaration intégrale du président de l’ACCD à Abengourou
« Nous nous sommes entretenus avec nos parents issus du V Baoulé, évidemment en présence de leur tuteur Agni. Alors, nous leur avons passé un message de paix, un message de cohésion, parce que les populations ici, comme partout ailleurs, ont besoin de développement, et c’est ce que le président Alassane Ouattara fait depuis 2011, en matière de routes, en matière d’écoles, en matière de centres de santé, et cela doit pouvoir continuer. Il ne faudrait pas que les hommes politiques puissent diviser les Ivoiriens.
Quand on est à l’intérieur du RHDP, vous avez des militants issus de toutes les ethnies. Il y a des Baoulés, des Guéré, des Yacouba, des Senoufo, pareil pour le PDCI, pareil pour le PPA-CI. Une ethnie ne peut pas pouvoir revendiquer le fait que si un individu a des actions en justice, qu’on puisse l’imputer à toute une ethnie. Tout ça contribue à fragiliser le tissu social.
Vous savez, il y a deux jours, il y a eu un rassemblement à Yamoussoukro, et à l’issue de ce rassemblement, il y a un document qui a été produit disant que les Akouê et les Nanafouê réclamaient la réintégration de quelqu’un qui avait des problèmes de justice. Nous, nous avons trouvé ça un peu déplacé dans la mesure où les Akouê sont de Yamoussoukro, les Akoué ont un chef canton en la personne d’Augustin Thiam, qui s’appelle Boigny N’dri III. Les Nanafouê ont un chef canton en la personne de Nanan Koba Kouamé II, et ces chefs canton, on ne les a pas vus.
Et le communiqué qui a été fait au nom des Baoulé, c’est un communiqué qui n’a pas été signé. Et ça, c’est extrêmement grave. Ce que nous avons noté, parce qu’il y a beaucoup de chefs qui y sont allés, ils nous ont appelés pour dire qu’ils ne savaient pas le motif pour lequel ils sont allés à Yamoussoukro, mais ils ne se reconnaissaient pas dans le communiqué qui a été fait.
En plus, au surplus, le document qui a été remis à M. le Préfet des régions de Yamoussoukro, ça n’a pas été remis par les chefs. C’est M. Yao Yao, député maire de Buyo, qui a conduit une délégation d’élus PDCI pour aller remettre un document au nom de la chefferie Baoulé. Et tout ça, ce n’est pas bon pour la paix, la cohésion.
Nous, nous sommes venus rencontrer ici nos parents d’Abengourou pour leur parler de paix, pour leur parler de la vision du président Alassane Ouattara, qui est d’apporter le développement à l’ensemble des Ivoiriens, mais le développement ne peut s’obtenir que lorsque notre pays est en paix. C’est ce message que nous avons passé. Et nous avons expliqué tout ce que le président Alassane Ouattara, depuis qu’il est au pouvoir en 2011, a fait pour l’ensemble des Ivoiriens.
Je pense que c’est ça qui est essentiel. Mais tout ce qui peut contribuer à diviser les Ivoiriens, à amener les Ivoiriens à se détester les uns envers les autres, tout ça est à bannir. En tout cas, nous avons été bien accueillis par nos parents Baoulé, installés ici à Abengourou, par les parents Agni.
On tenait à dire merci, en tout cas au président du conseil régional, au maire, au représentant du roi, à sa majesté Nanan Boa Kouassi III, pour l’accueil chaleureux qui a été réservé à la grande délégation qui nous accompagne ce jour. »
Amedé Kouakou, président de l’Association des cadres du centre pour le développement-RHDP


