Lemandatexpress — La publication, ce mercredi 4 juin, de la liste électorale définitive en vue de l’élection présidentielle d’octobre 2025 a déclenché une vague de réactions dans la classe politique ivoirienne, en particulier au sein de l’opposition. Parmi les voix les plus audibles, celle de Jean-Louis Billon, cadre influent du PDCI-RDA et candidat déclaré à la magistrature suprême, n’a pas tardé à s’élever pour dénoncer la mise à l’écart de plusieurs figures majeures de l’opposition.
Dans une déclaration rendue publique via ses canaux de communication, le député de Dabakala a exprimé son « regret » et sa « déception » face à la radiation de leaders politiques de premier plan tels que Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro et Tidjane Thiam. « Je partage votre regret et votre déception de constater que des grandes figures politiques n’y figurent pas. C’est rageant, mais c’était prévisible », a-t-il décrié
Malgré tout, Jean-Louis Billon refuse de céder au découragement. « Ma détermination est plus forte que jamais », a-t-il assuré, avant de réitérer sa volonté d’incarner une alternative crédible, constante et rassembleuse pour la Côte d’Ivoire : « Je suis convaincu de représenter la seule alternative constante, crédible et souhaitable pour notre pays. »
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité du discours que le député de Dabakala tient depuis plusieurs mois, appelant à une nouvelle génération de leadership, portée par les idéaux de renouveau, de justice sociale et d’unité nationale. Son ancrage au PDCI-RDA, parti historique fondé par Félix Houphouët-Boigny, le positionne comme l’un des héritiers naturels de la tradition républicaine et démocratique ivoirienne, tout en incarnant une forme de modernité au sein de cette vieille maison politique.

Alors que le parti traverse une phase délicate, marquée par des tensions internes et des interrogations sur sa stratégie électorale, Jean-Louis Billon se présente de plus en plus comme l’un des visages du renouveau générationnel au sein du PDCI. Il exhorte désormais ses partisans et les forces de l’opposition à ne pas sombrer dans la résignation mais à s’unir autour d’un projet commun.
« L’heure n’est plus aux hésitations ni aux divisions. L’heure est au rassemblement. Unissons nos forces et avançons ensemble. C’est dans l’unité que nous construirons l’avenir que nous désirons tous pour la Côte d’Ivoire », propose-t-il.
Dans un contexte où la transparence du processus électoral reste un sujet de préoccupation, la posture de Jean-Louis Billon apparaît comme un appel à la résilience et à la mobilisation pacifique, à quelques mois d’un scrutin qui s’annonce décisif pour l’avenir politique du pays.
Reste à savoir si cette posture trouvera un écho suffisamment fort au sein de l’électorat ivoirien et si le PDCI, fracturé mais toujours influent, saura en faire un levier stratégique pour le Rendez-vous d’octobre.
Martial Galé


