Lemandatexpress – À quelques semaines de l’élection présidentielle d’octobre, les femmes du Front commun de l’opposition ont livré, ce vendredi 5 septembre, une déclaration officielle. Par la voix de N’zi Odette, Secrétaire exécutif en charge des femmes du PDCI-RDA, elles ont exprimé leur volonté de contribuer à la préservation de la paix et de la stabilité en Côte d’Ivoire.
« Nous ne voulons plus jamais revivre de crise post-électorale », ont-elles affirmé, « par devoir de responsabilité et par amour » pour leur pays. À cet égard, les femmes invitent les autorités à privilégier l’inclusion et le respect des institutions. « Gouverner, ce n’est pas diviser, exclure ou imposer par la force. Gouverner, c’est écouter le peuple et respecter la Constitution », disent-elles, appelant à des élections transparentes, inclusives et apaisées.
Indépendance de la justice
Toujours sur un ton solennel, N’zi Odette et ses conseurs ont exhorté les institutions judiciaires à assumer leur rôle avec impartialité. Pour elles, une décision inappropriée pourrait fragiliser la légitimité du processus électoral et menacer la stabilité nationale. Une observation qui fait allusion à la situation d’éligibilité des leaders d’opposition que sont Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam.
En outre, rappelant leur mission de protection et de maintien de la paix, elles ont appelé les forces de défense et de sécurité à demeurer républicaines : « Vous êtes au service de la Nation, et non d’un régime. Vos armes ne doivent jamais se retourner contre vos frères et sœurs.»
Une responsabilité morale
Selon les femmes du Front commun, les responsables religieux ne doivent pas rester silencieux face aux injustices. Aussi, ont-elles sollicité les chefs traditionnels pour qu’ils exercent leur rôle de médiateurs et de gardiens de la cohésion sociale.
Dans leur déclaration, elles ont rappelé la responsabilité de la France dans la crise post-électorale de 2010, l’invitant à « se tenir du côté du peuple, de la justice et de la vérité des urnes ». Sans oublier de solliciter la vigilance et l’appui des chancelleries pour un scrutin crédible et apaisé.
M.Galé


