Lemandatexpress – Premier ministre, ministre des Sports et du Cadre de vie, Robert Beugré Mambé, a présidé, ce lundi 8 août 2025 à Port-Bouët-Abidjan, la cérémonie d’ouverture de la 2ᵉ Conférence internationale de la CEDEAO sur la fièvre de Lassa.
Dans son allocution, le chef du gouvernement ivoirien a souligné qu’en accueillant cette conférence, la Côte d’Ivoire affirme sa contribution active à la sécurité sanitaire régionale et mondiale, à travers la promotion des initiatives internationales et régionales. Il a, à cet effet, appelé à une synergie d’action entre les pays membres de la CEDEAO pour lutter efficacement contre la maladie.

« Chers frères et sœurs, distingués invités, la coopération et la solidarité régionales doivent être le socle de la lutte contre les maladies dites émergentes. C’est pourquoi, face à la fièvre de Lassa ou à toute autre maladie émergente, chaque État de notre espace doit bénéficier du soutien multiforme des États voisins, car les virus et les maladies n’ont pas de frontières. Nous devons toujours garder à l’esprit qu’une épidémie localisée dans un pays de l’espace est une épidémie potentielle pour toute la région », a déclaré Beugré Mambé.
Poursuivant, le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour les États de conjuguer leurs efforts afin de contenir les maladies à la source et d’éviter leur propagation. Cette coopération et cette solidarité doivent, selon lui, guider toutes les actions menées au sein de la CEDEAO. Il a également exprimé le souhait que les travaux de la conférence débouchent sur des propositions concrètes pour lutter durablement contre la maladie.

« Je souhaite que la conférence d’Abidjan soit une parfaite réussite et qu’elle permette de soumettre aux décideurs des solutions concrètes. Parmi ces solutions figurent la prévention, l’hygiène domestique, la lutte contre la présence de rongeurs à proximité de nos domiciles et de nos habitations. Je voudrais dire, en terminant, qu’individuellement, les pays peuvent bien faire. Mais collectivement, les pays peuvent devenir excellents.» Placée sous le thème « Au-delà des frontières : renforcer la coopération régionale pour combattre la fièvre de Lassa et les maladies émergentes », cette 2ᵉ conférence internationale met en lumière la menace sérieuse que constitue cette maladie pour la santé publique sous-régionale.
Les statistiques révèlent qu’une infection sur cinq entraîne une forme grave, affectant plusieurs organes tels que le foie, la rate et les reins. Outre l’impact sanitaire, l’absence de vaccin et de traitement antiviral approuvé aggrave les conséquences économiques, notamment pour les communautés rurales et défavorisées. Pour le Premier ministre, ces conséquences, tant sanitaires qu’économiques, imposent des actions concertées au sein de l’espace communautaire, impliquant tous les acteurs engagés dans la lutte.
De son côté, Melchior Athanase Aïssi, directeur de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), a indiqué que « cette conférence est un appel à l’action pour relever les défis persistants liés à la fièvre de Lassa, en faisant progresser la recherche, les diagnostics et les solutions dirigées par les communautés, tout en renforçant les stratégies de préparation et de riposte face aux maladies zoonotiques ».
Pacôme N’Goran


