Lemandatexpress – En marge du Conseil des ministres du mercredi 1er octobre, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a réagi aux récentes déclarations du capitaine Ibrahim Traoré. Le chef de la junte burkinabè a, en effet, accusé la Côte d’Ivoire de vouloir déstabiliser son pays.
Sans détour, le ministre de la Communication a réaffirmé la position du gouvernement ivoirien face à ces allégations. « Nous sommes un pays ouvert dont 26 % de la population est composée d’étrangers, soit environ 7 millions de personnes, dont 3 millions de Burkinabè. Nous n’avons aucun intérêt à ce que ce pays voisin soit déstabilisé », a-t-il martelé.
Amadou Coulibaly a notamment réagi aux accusations d’espionnage visant des agents de la Direction d’aide et d’assistance aux réfugiés et apatrides (DAARA). Des incriminations dénuées de tout fondement, selon lui.
« Nous attendons toujours les preuves de ces accusations. Les agents de la DAARA, qui ont été désignés comme espions, ne faisaient que leur travail d’identification et de recensement des réfugiés », a-t-il souligné.
AM’S a rappelé que la Côte d’Ivoire accueille plus de 80 000 réfugiés burkinabè, ayant fui les violences liées au terrorisme dans leur pays. Ces personnes doivent être recensées afin de bénéficier de l’aide de l’État ivoirien, a-t-il expliqué.
« Dire que ces fonctionnaires civils sont des espions relève davantage du fantasme que de la réalité », a insisté le porte-parole du gouvernement.
Enfin, Amadou Coulibaly a précisé que la Côte d’Ivoire n’a jamais caché de personnalités burkinabè sur son territoire. Toutefois, il a rappelé que l’hospitalité ivoirienne s’accompagne d’une exigence : « Tous ceux qui trouvent refuge chez nous doivent s’abstenir de certaines pratiques ».
Martial Galé


