Lemandatexpress – La campagne électorale pour la présidentielle de 2025 s’est ouverte ce vendredi 10 octobre à minuit. Le moment est donc venu pour les cinq candidats d’occuper le terrain. Dans le même temps, le Front commun de l’opposition maintient son projet de marche pacifique prévue pour ce samedi. La Commission électorale indépendante (CEI), pour sa part, appelle à un scrutin apaisé, tandis que Blé Goudé saisit la justice. (La Matinale expresse)
C’est le top départ de la campagne électorale : un marathon de 14 jours au cours duquel les protagonistes de la présidentielle tenteront de séduire au maximum les électeurs. Pas de round d’observation : les premières heures de cette étape cruciale s’annoncent déjà très animées.
De fait, comme l’écrit Le Jour Plus, l’heure de la conquête a sonné depuis minuit et « les regards des Ivoiriens sont tournés vers les cinq candidats ». Ce sera l’occasion de jauger l’offre de chacun. Un poids que questionne, à juste titre, le magazine satirique Gbich!. Qu’importe : Le Patriote entrevoit « 14 jours pour dire merci à Alassane Ouattara ».
En effet, le candidat du RHDP, qui brigue sa propre succession, nourrit de grandes ambitions : celles de construire « une grande Côte d’Ivoire » et une grande Nation, affirme Le Matin. Les contours de ce nouveau contrat social seront présentés ce jour au Sofitel Hôtel Ivoire, où Achi Patrick dévoilera le projet de gouvernement d’Alassane Ouattara en présence du chef de l’État.
De son côté, Jean-Louis Billon, candidat du Congrès démocratique (CODE), se lance depuis Marcory, rapporte Liberté. Même dynamique pour Ahoua Don Mello, qui a choisi le Latrille Events de Cocody pour donner le coup d’envoi de sa campagne.
Mais parallèlement à cette effervescence électorale, la détermination d’une partie de l’opposition à manifester contre la candidature d’Alassane Ouattara ne faiblit pas. « Le Front commun marche partout ce samedi », titre Dernière Heure Monde, estimant que « Gbagbo, Affi, Thiam… n’ont pas dit leur dernier mot ».
La Voie Originale relaie l’appel de l’ancien chef de l’État : « Unis, nous sommes plus forts ! ». En clair, « le 11 octobre, le peuple va parler », prévient Habiba Touré, porte-parole du PPA-CI, dans Le Temps, évoquant « le jour d’un peuple déterminé ».
Pour Le Sursaut, Gbagbo est « pris entre deux feux » et aurait plus à perdre que Thiam dans cette bataille pouvoir-opposition. Le Nouveau Réveil caricature quant à lui la dramaturgie du moment, parlant d’un véritable « chassé-croisé politique ». Et le journal proche du PDCI-RDA de s’interroger : « Va-t-on autoriser les manifestations de campagne et interdire la marche pour la paix ? »
Dans cette atmosphère de crispation, la Commission électorale indépendante prône l’apaisement. « Il faut faire preuve de mesure et de courtoisie », a rappelé le président de l’institution, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, selon Le Mandat. Pour ce journal, le président de la CEI « fixe tout simplement les règles du jeu ».
Enfin, Blé Goudé fait également parler de lui en ce début de campagne. Le président du COJEP, soutien déclaré à la candidate Simone Éhivet Gbagbo, a saisi la justice pour dénoncer des menaces de mort. « Blé Goudé porte plainte », rapporte L’Avenir. L’ancien leader de la FESCI entend ainsi prendre l’opinion à témoin et prévenir toute dérive.
Martial Galé


