Lemandatexpress.net – La présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Madame Namizata Sangaré, était face au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), ce mardi 11 novembre 2025. Elle y a livré une communication sur un thème au cœur des mutations actuelles : les droits de l’Homme à l’ère de l’intelligence artificielle (IA).
Dans sa présentation, la présidente du CNDH a mis en exergue les défis multiples que soulève l’intelligence artificielle au regard des droits fondamentaux. Selon elle, cette révolution technologique « ouvre de vastes perspectives, mais expose aussi à de nouveaux risques ».
« L’IA peut tantôt être un allié de la promotion des droits de l’Homme, tantôt un vecteur de menaces », a-t-elle averti, appelant à une approche éthique et responsable.
Madame Namizata Sangaré a rappelé que la Côte d’Ivoire, reconnue pour son engagement en faveur de la dignité humaine, doit « naviguer avec prudence à travers cette ère numérique », en veillant à ce que le progrès technologique reste au service de l’humain. Elle a invité le CESEC, en tant qu’organe consultatif et force de proposition, à impulser une réflexion nationale sur la régulation de l’IA, afin de garantir une utilisation respectueuse des droits fondamentaux.
« Le CESEC peut faire bouger les lignes en faveur d’une réglementation de l’intelligence artificielle en Côte d’Ivoire, en imposant une éthique favorable au respect des droits de l’Homme », a-t-elle souligné.
Articulée autour du thème « Les droits de l’Homme à l’ère de l’intelligence artificielle », la rencontre a permis de revisiter l’histoire du CNDH, l’évolution du concept des droits humains et leurs interactions avec les innovations technologiques.
Prenant la parole à son tour, le président du CESEC, Dr Aka Aouélé, a salué la pertinence du sujet. Il a insisté sur le caractère ambivalent de l’intelligence artificielle, à la fois promesse et menace, et a appelé à une utilisation responsable de cette technologie.
« Nous sommes dans le domaine de l’innovation. Mais il faut faire en sorte que ce qui est innovation reste profondément humain. L’intelligence artificielle doit être utilisée de manière responsable », a-t-il déclaré.
Pour Dr Aka Aouélé, l’intelligence artificielle ne se limite pas à transformer les techniques ou les économies ; elle influence la manière dont l’humanité pense, décide et agit. À mesure que les algorithmes orientent nos choix et que les machines gagnent en autonomie, une tension se crée entre le progrès technologique et la préservation des libertés fondamentales.
« L’IA met à l’épreuve certains principes qui fondent les droits humains : la dignité, l’égalité, la liberté, la responsabilité et la justice », a-t-il insisté.
M. Galé, avec Pacôme N’Goran


