Lemandatexpress – Président du Comité d’Urgence, de rassemblement et de restauration de l’Africa Sports, Koné Cheick Oumar s’est prononcé pour la première fois sur la situation qui mine le club.
L’ancien président de l’Africa Sports, champion de Côte d’Ivoire en 2011, aborde cette responsabilité avec un engagement qui rappelle l’urgence de la situation. « Vous savez qu’un urgentiste n’a pas le luxe de choisir le moment, ni la manière. Quand la survie du club est en jeu, la seule réponse possible est “présent”. C’est une mission d’assistance à un club en danger », répond-il dans un entretien accordé à l’Intelligent d’Abidjan.
Aussi, celui que les supporters Oyé surnomment Konéco s’inscrit en faux concernant toute entreprise de déstabilisation du club, même s’il reconnaît volontiers que celui-ci est coutumier du fait.
« L’Africa Sports, rappelle-t-il, subit des déstabilisations depuis des années. Nous en avons nous-mêmes été victimes. Celui qui vient réparer n’est pas celui qui casse. Notre démarche est responsable, apaisée et s’appuie sur l’autorité du “Conseil de famille”. »
Dès lors, contrairement à ce qu’on est en droit de conclure, c’est-à-dire un bicéphalisme à la tête du club, Koné tranche:« Il n’y a pas deux Africa Sports. Un club ne peut pas être simultanément en “Conseil de famille” et en Assemblée générale élective ailleurs. »
Pour lui, le « Conseil de famille » est l’instance légale et légitime.
Donc, selon lui, cette AG (qui a vu l’élection de Me Zébé Guillaume) relève clairement de l’irrégularité, quand bien même celle-ci s’est tenue en présence des membres de la FIF : le vice-président Salif Bictogo et le responsable juridique Me Vergès. En fait, le président du Comité d’urgence affirme que cette présence n’était pas une caution, elle en à juste une impression.
Selon Koné Cheick, les autorités compétentes, à savoir le ministère de l’Intérieur, le ministère des Sports et les Fédérations concernées, ont déjà été saisies des décisions du “Conseil de famille” de manière officielle et « le dialogue se poursuit dans la transparence ».
Au-delà des formalités administratives, le Comité d’Urgence, de rassemblement et de restauration de l’Africa Sports entend se déployer sur le terrain. Koné Cheick en a donné l’assurance en ces termes : « Nous allons constituer un commando opérationnel, resserré et efficace, chargé de rétablir l’ordre administratif, de régler les urgences institutionnelles et de redonner au club une gouvernance digne de son histoire. »
À l’en croire, il s’agit de « redonner au club son lustre sportif : structurer une équipe compétitive et restaurer la discipline. Relancer la dynamique de victoire. En un mot : faire respecter l’Africa Sports ».
Aussi, malgré la complexité de la situation, il demande aux Membres Associés Mobilisés (MAM) de rester confiants et mobilisés. Car, dit-il, « comme en 2012, nous ne décevrons pas. L’histoire se montre souvent tenace et finit par nous donner raison. À bientôt en Ligue 1 ».
M. Galé


