Lemandatexpress – Réinvesti le 8 décembre pour un nouveau mandat, le président Alassane Ouattara devrait rapidement engager des changements majeurs au sein de son dispositif sécuritaire. Selon plusieurs sources, dont Africa Intelligence, des réflexions sont en cours pour remodeler l’architecture qui entourera le chef de l’État dans les années à venir.
Premier mouvement attendu : le départ de Téné Birahima Ouattara du ministère de la Défense. En poste depuis 2021, le frère cadet du président, également candidat aux législatives du 27 décembre à Abobo sous la bannière du RHDP, est pressenti pour d’autres responsabilités au sein de l’appareil d’État.
Le ministère devrait par ailleurs connaître d’autres ajustements. Le directeur de cabinet, Jean-Paul Malan, en fonction depuis près de dix ans, pourrait céder sa place. Son adjoint, le général Sori Touré, qui a supervisé plusieurs dossiers sensibles d’acquisition d’armement, est présenté comme son successeur naturel.
Du côté des Forces armées de Côte d’Ivoire, la stabilité devrait prévaloir.
À la tête de l’état-major depuis 2018, le général Lassina Doumbia, engagé dans la lutte contre les groupes armés au nord du pays, devrait être maintenu encore quelques mois, n’ayant pas atteint la limite d’âge.
La gendarmerie, en revanche, s’apprête à vivre un changement de commandement. Après trois reconductions d’un an, le général Alexandre Apalo Touré, 66 ans, devrait quitter ses fonctions. Deux candidats sont en lice pour lui succéder : le général Aly Badara Bassanté, responsable des unités spécialisées et artisan de la sécurisation de la CAN 2023, et le général Ousmane Yéo, patron du Centre de renseignement opérationnel antiterroriste (CROAT), également considéré comme un sérieux prétendant.
Ces mouvements annoncés confirment la volonté du président Ouattara de renouveler les équilibres sécuritaires à l’orée d’un mandat placé sous le signe de la transition générationnelle et de nouveaux défis.


