Burkina Faso : Une tentative de coup d’État déjouée, le nom de Paul-Henri Damiba cité

Les autorités burkinabè ont annoncé avoir neutralisé un projet de déstabilisation des institutions de la Transition dans la nuit du samedi 3 janvier 2026. Cette opération, qui aurait été pilotée depuis l’étranger, visait des points stratégiques du dispositif sécuritaire national.

​L’alerte a été donnée aux environs de 23 heures GMT. Grâce à un travail de renseignement minutieux, les forces de défense et de sécurité ont intercepté le cerveau présumé du complot juste avant le déclenchement de l’offensive. L’interpellation du suspect principal a permis aux enquêteurs de mettre la main sur son téléphone portable, révélant des échanges qualifiés de « très compromettants ».

​Cette découverte a immédiatement déclenché une vague d’arrestations à travers le pays. Parmi les personnes placées en détention figureraient plusieurs complices, dont des opérateurs économiques locaux, soupçonnés d’avoir financé ou facilité la logistique de l’opération.

​Le spectre de l’ancien président Damiba

​Selon des sources sécuritaires concordantes, les ramifications de ce complot s’étendraient jusqu’à Lomé, au Togo. Le nom du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, ex-président de la Transition exilé depuis sa chute en 2022, est au centre des soupçons. Il est accusé d’avoir coordonné les opérations avec des relais internes pour renverser le régime du capitaine Ibrahim Traoré.

​Le plan des putschistes prévoyait une stratégie de décapitation du système de défense :

  • L’élimination ciblée du commandant de la base de drones pour paralyser la surveillance aérienne.
  • L’infiltration de mercenaires et de groupes armés terroristes postés aux frontières.
  • L’assaut sur des installations stratégiques de l’État une fois le verrou sécuritaire levé.

​Soupçons de soutiens extérieurs

​Au-delà des acteurs régionaux, les enquêteurs explorent la piste de soutiens internationaux. Certaines chancelleries occidentales sont soupçonnées d’avoir promis un appui logistique et aérien pour garantir le succès du renversement.

​Bien qu’aucune communication officielle détaillée n’ait encore été diffusée par le sommet de l’État, le gouvernement de transition a tenu à saluer le professionnalisme des troupes. Dans un climat marqué par une lutte acharnée contre le terrorisme, les autorités ont appelé la population à la vigilance et au calme, réitérant leur ferme volonté de protéger la stabilité du pays.

​L’enquête se poursuit pour identifier l’ensemble des ramifications de ce projet qui, selon les experts, aurait pu plonger le Burkina Faso dans une nouvelle crise institutionnelle majeure.

HILAIRE GUEBY

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