Anciennement vice-président du Front Populaire Ivoirien (FPI) et actuellement sous le coup d’une mesure de suspension, Dagbo Pierre Godé multiplie les sorties médiatiques. Son message est clair est que l’heure n’est plus aux querelles internes, mais à l’unification derrière Pascal Affi N’Guessan.
Malgré les tensions vives qui l’ont opposé à la direction du parti lors du dernier Congrès, Dagbo Pierre Godé semble avoir choisi la voie de la résilience et de la cohésion. Dans sa déclaration sur les réseaux sociaux, celui qui fut l’une des figures de proue de la contestation interne appelle désormais ses camarades à se ranger derrière la légalité du parti à la rose.
L’un des points majeurs de son intervention porte sur l’évolution structurelle du parti. Dagbo Pierre Godé rappelle que le FPI a tourné une page statutaire importante lors du congrès des 8 et 9 février 2025.
« Dans les anciens statuts du FPI, le courant était prévu par les articles 74 et 75. Après le congrès […], le courant a été supprimé. Le courant n’existe plus », a-t-il martelé.
Pour l’ancien vice-président, le respect de cette décision est un test de crédibilité démocratique pour chaque militant. Il estime que s’opposer à cette nouvelle réalité relèverait d’un « agenda caché » plutôt que d’une conviction politique sincère.
Alors que le parti a été fragilisé par des mois de restructurations et de sanctions disciplinaires, Dagbo Pierre Godé veut croire à un nouveau départ. Pour lui, le débat sur la légitimité ou les dissensions passées est désormais « inutile ».
L’objectif est de recentrer l’énergie militante sur les défis électoraux à venir. Le dialogue permanent et l’acceptation des nouveaux statuts.
Un appel au dépassement de soi, malgré sa propre situation de radié.
« L’unité du FPI doit être un impératif catégorique pour tous les militants », conclut-il, signifiant par là que l’existence même du parti dépend de sa capacité à se rassembler autour de son président actuel, Pascal Affi N’Guessan.
Cette main tendue, alors qu’il est officiellement écarté des instances, interroge sur l’avenir des relations entre Pierre Godé et le camp Affi. S’agit-il d’une stratégie pour obtenir sa réintégration ou d’un acte de foi envers la survie de la formation politique ?
Quoi qu’il en soit, ce revirement marque un tournant très siginicatif dans la crise interne qui secouait le parti à la rose depuis le début de l’année 2025. Reste à savoir si cet appel au dialogue sera entendu par la direction et par les militants de base, encore marqués par les récents soubresauts.
Hilaire GUEBY


