Un cadre du COJEP catégorique : « L’opposition ivoirienne doit se réinventer »

Lemandatexpress – Dans une tribune relayée par Notre Voix, Oupoh Sayéré, cadre du COJEP et candidat malheureux aux législatives de décembre 2025, jette un regard critique sur l’opposition politique ivoirienne.

L’année électorale qui s’achève en Côte d’Ivoire dresse un tableau clair, voire préoccupation, de la scène politique nationale. Mon constat est sans appel: opposition ivoirienne, telle que nous l’avons connue, semble avoir été victime de ses propres stratégies et de son de manque constructive.

Force est de constater une stupéfiante incapacité à proposer de véritables solutions aux défis du pays au lieu d’un engagement concret et d’alternatives crédibles, nous avons trop souvent assisté à des tentatives de manipulation de l’opinion publique, vaines et contre-productives. Les appels au boycott des élections, notamment, ont eu pour principal effet de marginaliser davantage les forces d’opposition.

Les résultats sont là: Alassane Ouattara président de la République, une opposition très minoritaire au parlement, un fait iné-dit qui affaiblit considérablement sa capacité d’action et d’influence législative.

Le parti du président Gbagbo, autrefois fer de lance de l’opposition, semble aujourd’hui se limiter à des déclarations média tiques et des conférences de presse, sans parvenir à transformer cette visibi lité en un poids politique significatif sur le terrain électoral.

En conséquence, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix ( RHDP) a réalisé une percée spectaculaire, prenant le contrôle quasi total des collectivités locales et du parlement. Cette hégémonie lui confère désormais une capacité de modifier la Constitution à sa guise, et ouvre la voie à une éternisation au pouvoir qui interroge d’avenir démocratique du pays.

Cette année électorale marque donc un tournant décisif. Elle interpelle lop position sur la nécessité de se réinventer L’opposition ivoirienne doit s’unir en taisant ses querelles intestines à n’en point finir. Les cyberactivistes et internautes doivent se taire un peu pour permettre aux politique de se rassembler afin de sauver les populations, car leurs actions sont contre-productives à la cohésion de la gauche en raison de leurs différentes positions partisanes. Elle doit proposer un projet de société solide et retrouver le chemin d’un engagement politique constructif, loin des slogans et des stratégies d’obstruction qui ont prouvé leurs limites.

Sans cela, le paysage politique ivoirien risque de s’installer durablement dans un schéma de domination écrasante, aux dépens d’un débat démocratique équilibré et d’une véritable alternance.

Martial Oupoh Sayéré Homme politique Acteur des libertés.

NB : Le titre et le chapeau sont de la rédaction.

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