Cacao / Accélération de la commercialisation: Le CCC lance une opération de déchargement du résiduel de la production

Le Conseil du Café-Cacao (CCC) a lancé, jeudi 29 janvier, une opération d’accélération de la commercialisation du cacao à travers le déchargement du résiduel de la production sur le site de Transcao Négoces, au PK 24 de l’autoroute du Nord. L’opération s’est déroulée en présence du Directeur général du CCC, Yves Brahima Koné. Il faut préciser que ladite opération se déroule dans contexte marqué par des remous dans la filière.

Mais, selon le DG, cette initiative vise à faire face au ralentissement observé dans la commercialisation du cacao, dû principalement aux difficultés logistiques dans les ports et à des problèmes de liquidité dans le circuit international. Conformément aux instructions du Président de la République, le gouvernement a décidé d’intervenir afin de protéger les producteurs et d’éviter l’accumulation de stocks chez les planteurs et les coopératives. Sur le site de Transcao, une dizaine de camions-remorques en provenance notamment d’Issia, de Sassandra, de San Pedro et de Bouaflé, transportant chacun environ 49 tonnes de fèves, ont commencé à être déchargés.

Spécialisée dans le broyage et le stockage des fèves avant exportation, la structure a assuré de sa pleine disponibilité pour accompagner l’opération. Yves Brahima Koné a par ailleurs démenti toute rumeur relative à l’octroi de quotas à des opérateurs privés, précisant que le Conseil du Café-Cacao est le seul habilité à acheter le cacao dans le cadre de cette opération.

Il a également annoncé que, pour des raisons de traçabilité et de protection des producteurs, l’usage de la carte du planteur sera exigé dès la campagne intermédiaire d’avril prochain, puis de façon systématique à l’ouverture de la campagne principale 2026-2027. Le Directeur général du CCC a rappelé que cette opération, bien que très commentée en raison de l’importance du cacao, demeure une mesure normale de régulation visant à faciliter la commercialisation intérieure et à garantir aux planteurs le bénéfice du prix fixé par le gouvernement.


Mathias Kouamé

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