Gouvernement Mambé 2: Les réformes de fond qui ont valu à Mamadou Touré la confiance renouvelée du Président Ouattara

Reconduit le 23 janvier dernier au sein de l’exécutif, Mamadou Touré conserve le portefeuille stratégique de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique.

Un choix qui dépasse le simple jeu des équilibres politiques, et s’inscrit dans la continuité d’une action publique marquée par des réformes structurelles profondes et des résultats mesurables en faveur de la jeunesse ivoirienne. Depuis son arrivée à la tête du département en 2018, Mamadou Touré a engagé une transformation méthodique des politiques de jeunesse, rompant avec les approches ponctuelles pour bâtir un cadre cohérent, durable et orienté vers l’autonomisation réelle des jeunes.

Une gouvernance rénovée du mouvement de jeunesse

L’un des premiers chantiers du ministre a consisté à pacifier et structurer l’écosystème associatif des jeunes, longtemps fragilisé par des crises internes. La réforme du Conseil National de la Jeunesse de Côte d’Ivoire (CNJCI), désormais consacré comme faîtière officielle des organisations de jeunesse, a permis de restaurer un cadre de dialogue crédible entre l’État et les jeunes. La redynamisation des fédérations nationales, à travers des processus électoraux transparents et une clarification statutaire, a renforcé la légitimité des représentants de la jeunesse sur l’ensemble du territoire. Cette dynamique institutionnelle a été consolidée par l’adoption de la Loi d’orientation relative à la jeunesse du 23 novembre 2023, texte fondateur qui consacre pour la première fois une vision globale et juridiquement opposable de la politique de jeunesse en Côte d’Ivoire. Participation citoyenne, clause d’impact jeunesse dans les politiques publiques, encadrement des organisations et modernisation des infrastructures socio-éducatives constituent désormais des obligations pour l’action publique.

Un investissement massif dans l’autonomisation et l’inclusion

Sous l’impulsion de Mamadou Touré, l’État a considérablement accru son soutien financier aux organisations de jeunesse. Entre 2019 et 2024, plus d’un milliard de FCFA de subventions ont été octroyés, avant la création en 2025 du Fonds d’Appui aux Organisations de la Jeunesse, portant l’enveloppe annuelle à un milliard de FCFA. Ce mécanisme soutient des initiatives à fort impact social dans les domaines de la cohésion sociale, de la culture, du sport et du développement communautaire. Autre innovation majeure, le lancement de la Carte Jeunes, outil d’inclusion sociale destiné à renforcer le pouvoir d’achat des jeunes. Basée sur une approche numérique intégrée et un partenariat public-privé dynamique, elle facilite l’accès à des services essentiels. Déjà, près de 100 000 jeunes sont inscrits et plus de 130 partenaires y adhèrent.

L’emploi et l’insertion au cœur de la politique jeunesse

La reconduction du ministre s’explique également par les performances enregistrées en matière d’insertion professionnelle. La restructuration de l’Agence Emploi Jeunes, avec une territorialisation accrue du service public de l’emploi, a rapproché les dispositifs des bénéficiaires, y compris dans les zones rurales. Le Programme National de Stages, d’Apprentissage et de Reconversion (PNSAR) et la réforme des mécanismes de financement des projets ont permis à des centaines de milliers de jeunes d’accéder à des stages, à des formations qualifiantes ou à des financements pour l’auto-emploi. Entre 2019 et 2025, plus de 180 000 jeunes ont bénéficié d’un appui financier pour leurs projets, avec des taux d’insertion post-programme parmi les plus élevés de la sous-région. Cette approche intégrée a trouvé son expression la plus aboutie dans le Programme Jeunesse du Gouvernement (2023-2025), coordonné par Mamadou Touré, qui a impacté plus de 3,2 millions de jeunes, soit bien au-delà des objectifs initiaux.

Le service civique comme outil de cohésion et de seconde chance

Enfin, la refondation du service civique national constitue l’un des marqueurs forts de son action. Le renforcement du cadre légal, la diversification des dispositifs (SCAD, volontariat, Service National des Jeunes) et la construction de nouveaux centres ont permis de passer d’un programme marginal à un instrument structurant de resocialisation, de formation civique et d’insertion. En quelques années, le nombre de bénéficiaires annuels est passé de quelques centaines à plusieurs milliers. En reconduisant Mamadou Touré, le Président Alassane Ouattara a fait le choix de la continuité réformatrice et de l’efficacité mesurée. Une décision fondée sur des politiques de jeunesse désormais outillées, financées, évaluées et inscrites dans la durée, faisant de la jeunesse non plus un enjeu rhétorique, mais un véritable levier de développement national.

Hilaire Gueby

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