« Il s’agit plus de méconnaissance des dispositions légales que d’un problème lié à la CEI », Kuibiert balaie les critiques de l’opposition ivoirienne

Lemandatexpress – Accusée de partialité par une partie de l’opposition, la Commission électorale indépendante (CEI) se défend. Son président a réagi sur le plateau de France 24, ce lundi 29 septembre. Coulibaly-Kuibiert rejette les procès d’intention et parle plutôt de « méprises » et d’ »incompréhensions ».

Depuis l’ouverture du processus électoral en Côte d’Ivoire, certains leaders d’opposition estiment que la CEI applique les critères d’éligibilité de façon sélective. Mais pour Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, ces accusations ne reposent sur aucun acte concret. « Tant que ce sont des propos, ce sont des vœux pieux. Qu’on nous dise quel acte nous avons posé au détriment des uns et au profit des autres, et nous pourrons répondre », a-t-il mis au défi sur France 24.

La question du parrainage

Au sujet du parrainage, plusieurs opposants affirment que leurs dossiers n’ont pas été validés correctement en évoquant des collectes hors du pays. Là encore, le président de la CEI dénonce des confusions sur le plan juridique: l’étranger n’a pas vocation à accorder des parrainages. « Je pense qu’il s’agit plus d’incompréhension ou de méconnaissance des dispositions légales que d’un problème lié à la CEI », a-t-il précisé. Selon lui, tous les représentants des candidats ont reçu une formation sur les procédures.

Si l’opposition, appelant, à descendre dans la rue le 4 octobre prochain, accuse la CEI de proximité avec le pouvoir, Coulibaly-Kuibiert balaie cette crainte : « La CEI n’a jamais appelé à l’insurrection. Elle se limite à son travail. » Depuis sa création en 2001, rappelle-t-il, la CEI a toujours organisé les scrutins. Les tensions, selon lui, viennent moins de l’institution que des acteurs politiques qui la prennent à partie.

Des élections déjà saluées par le passé

Pour appuyer son propos, le président de la CEI cite les précédents scrutins : En 2021, les législatives se sont déroulées sans heurts majeurs. En 2023, les élections locales ont été jugées réussies.

Par conséquent, au moment où la présidentielle d’octobre 2025 s’approche à grands pas, le président de la CEI invite les acteurs politiques à la responsabilité. « Ce ne sont pas les organes qui changent, mais les discours des partis selon leur positionnement », conclut-il, rappelant que la même liste électorale a déjà été jugée conforme par tous, avant de devenir objet de polémiques.

M.Galé

Lemandatexpress.net

Partager cet article