Lemandatexpress – Dans une interview accordée à Afo Média, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a vivement dénoncé le processus électoral en cours. Il a fait la lumière sur le cas Don Mello et les divisions au sein de son parti politique.
Le rejet des candidatures de plusieurs leaders de l’opposition a ravivé les fractures internes. Après cette décision, Pascal Affi N’Guessan, des cadres du PDCI-RDA, ainsi que des indépendants comme Tiémoko Assalé et Vincent Toh Bi se sont réunis chez Laurent Gbagbo. À l’issue de cette rencontre, un mot d’ordre a été arrêté : ne soutenir aucun candidat à cette élection jugée illégitime.
L’ancien président est également revenu sur la candidature surprise de Ahoua Don Mello, l’un de ses proches collaborateurs. « Sa candidature n’a jamais fait l’objet de débat au sein du parti. Il n’en a jamais discuté avec moi. Il a voulu être candidat, il l’est. Mais nous n’appelons pas à voter pour lui », a-t-il précisé, marquant ainsi ses distances.
“Je ne serai plus candidat” : Gbagbo prépare la relève
Laurent Gbagbo a également annoncé que le Congrès du PPA-CI se tiendra après les élections législatives, pour, dit-il, « laisser la place aux plus jeunes ou à d’autres personnes ».
Cette annonce semble marquer un tournant : l’ex-président, écarté de la course, n’envisage plus de briguer le pouvoir, même si le ton de son discours laisse transparaître une profonde frustration face à ce qu’il considère comme une injustice politique.
Alors que le président sortant Alassane Ouattara s’apprête à affronter quatre autres candidats le 25 octobre, Laurent Gbagbo a rappelé que la crise post-électorale de 2010 demeure pour lui un traumatisme inachevé. « C’est moi, Laurent Gbagbo, qui ai gagné cette élection présidentielle de 2010 », a-t-il insisté, soulignant l’ironie de voir aujourd’hui Ouattara invoquer la légitimité d’un Conseil constitutionnel dont il contestait autrefois les décisions.
Izou Dine


