Accusé à tort de préparer sa démission du (PPA-CI), Lago Patrice, plus connu sous le nom de Steve Beko, a tenu à rétablir les faits. Mais au-delà du simple démenti, sa réaction a pris la forme d’une réflexion plus large sur la culture politique au sein de sa famille idéologique, fidèle à .
À l’origine de la controverse, une capture d’écran devenue virale, annonçant son départ du parti. Si l’intéressé reconnaît avoir d’abord pris la rumeur à la légère, l’ampleur des commentaires — parfois sévères — l’a amené à s’interroger.
« La rumeur en elle-même ne m’a pas surpris. Ce sont certaines réactions internes qui m’ont fait réfléchir », a-t-il confié.
Contre la politique du soupçon
Steve Beko dénonce une tendance qu’il juge contre-productive : celle de mesurer l’engagement à des critères subjectifs. Pour certains, explique-t-il, le militant exemplaire serait nécessairement passé par la prison ou issu de l’ancien FPI. Une vision qu’il rejette catégoriquement.
Selon lui, la loyauté ne se décrète pas sur la base d’un parcours personnel, mais se démontre dans la constance, la discipline et le respect des orientations du parti. Rester fidèle à une ligne politique tout en conservant des relations humaines ne saurait être assimilé à une ambiguïté.
Priorité à la structuration
Plutôt que de nourrir les divisions, le cadre du PPA-CI appelle à l’action. À l’approche des échéances électorales de 2026, il insiste sur la nécessité d’une organisation rigoureuse et d’un engagement concret des militants.
Il met en avant trois axes majeurs :
- L’intensification de l’enrôlement et des cotisations ;
- La formation politique continue des cadres et de la base ;
- Le renforcement des structures locales pour consolider l’implantation du parti.
Rassembler malgré les cicatrices
Conscient des blessures héritées des crises passées et des trahisons vécues, Steve Beko comprend la vigilance de certains militants. Mais il estime qu’il est temps de dépasser les suspicions permanentes pour avancer collectivement.
Le PPA-CI, rappelle-t-il, a été pensé comme un instrument de rassemblement. Son engagement, assure-t-il, est un choix libre et assumé.
Son message final se veut à la fois ferme et mobilisateur :
l’unité reste la clé, et la détermination demeure intacte.
HILAIRE GGUEBY


